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Campagne : Pas de clichés dans mon supermarché, les jeunes mobilisés pour l’égalité

By 2 juin 2016 No Comments

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, les bénévoles de l’association Empow’Her prennent la pose dans les supermarchés, afin d’interroger des clichés qui devraient les faire rire, qui s’imposent comme naturels, mais n’ont rien de drôle à leurs yeux.

Ils sont la génération Y, celle qui a grandi avec l’image. Ils représentent une cible de choix pour l’industrie marketing, et ils en ont conscience.

Des clichés pas si inoffensifs…

Se moquer et s’amuser des produits qui font partie du quotidien, une manière pour eux d’entrer dans un sujet plus grave : les clichés deviennent des idées acceptées par l’ensemble de la société à propos de l’ensemble des individus de sexe féminin ou masculin.

Alors la jolie nettoyeuse des sols en illustration d’une bouteille de détergent, ou le déodorant pour homme « sport », ne participent-ils pas à forger l’idée aux jeunes filles qu’elles sont bien plus douées à la maison, ou que la performance fait de moi un homme ?

Pour Morgane, bénévole de 22 ans, « Les clichés exercent une pression sur chacun au niveau individuel et au niveau du groupe. Les stéréotypes du genre sont dangereux, car ils empêchent chacun de se réaliser en tant qu’individu : ils imposent un cadre dans lequel chacun doit trouver sa place plutôt que d’autoriser que chacun construise son propre cadre. »

Une communauté de jeunes pour l’égalité

Faire grandir un mouvement de jeunes engagés pour l’égalité hommes-femmes, l’association Empow’Her n’a pas de difficulté à trouver des volontaires

« En réalisant mes études de droit, j’ai pris conscience des injustices flagrantes. Qu’il s’agisse des inégalités salariales, du fait que les avocates sont toutes collaboratrices, et jamais associées. J’ai réalisé également les comportements dans lesquels on doit s’inscrire pour être crédibles », Explique Guillemette, 24 ans.

Si le terme « féminisme » partage, les 16 Jeunes Ambassadeurs.rices que l’association accompagne en 2016 sont d’accord sur la nécessité de l’engagement.

« Je suis un homme et me revendiquer féministe a pour de nombreuses féministes femmes tous les airs de la tartuferie. Mais notre avenir est le résultat de nos luttes passées et présentes. Il faut bouger ! » résume Baptiste, 25 ans.  

Et bien sûr, eux aussi peuvent se contredire « comme lorsque je dis qu’il faut combattre les stéréotypes du genre et que je porte des jugements hâtifs sur des individus en fonction de leur genre ».

La campagne est une manière pour eux de se positionner comme des acteurs à part entière pour l’égalité. Si vous aussi partagez cette envie, rendez-vous sur ICI, partagez et envoyez-nous votre cliché sur les réseaux sociaux : #Lesjeunespourlegalite, @Empow_Her.

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