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Témoignages : Les agricultrices de Marachanca au Pérou

By 25 juillet 2016 One Comment

Originaires de Marachanca, Lita Noemi Munos Contreras, Maria Isabel Quiroz, Rosa Gonzales Orihuela, Jaqueline Chinchay Gonzalez et Janet Juliana Muñoz Contreras sont cinq agricultrices prenant part à notre programme d’accompagnement au Pérou.

Elles nous ont confié leurs difficultés au quotidien dans la mise en place de leur projet, mais également leurs attentes et leurs aspirations. 

Des difficultés principalement financières

Alors que 98% des entreprises péruviennes sont des micro ou des petites entreprises, la difficulté principale pour les femmes est la difficulté d’accéder aux ressources financières. C’est ce manque de fonds, indispensable à la réalisation d’un projet entrepreneurial, qui les a poussées vers le micro-crédit : « J’ai déjà un crédit à la consommation. Sans ressources personnelles, j’ai été obligée de recourir à un micro-crédit » nous explique Lita Contreras.

Pour Rosa Orihuela, la difficulté est liée à l’insuffisance d’emplois salariés : « Les femmes occupent souvent des emplois non déclarés dans le secteur agricole ou des services. Elles travaillent de manière indépendante. » Elles sont ainsi 56% à détenir un statut de travailleuse indépendante en occupant parfois plusieurs activités dans les champs ou en tant que vendeuse afin de pouvoir garder un œil sur leur foyer.

Les obligations familiales sont en effet un autre obstacle au développement de l’entreprise pour ces femmes dont l’éducation des enfants est la priorité : « S’occuper des enfants est primordial, tout en subvenant aux besoins de mon foyer car les revenus de mon mari ne sont pas suffisants » nous confie Janet Contreras, agricultrice à Marachanca.

À cela s’ajoute le manque de connaissances et compétences entrepreneuriales. L’accompagnement et les formations dispensées par Empow’Her ont pour objectif de pallier ce manque. Les femmes apprennent entre autres les bases de la gestion financière. Conscientes de leurs besoins, elles ont également une vision précise de ce qu’elles attendent des formations.

Pour Maria Isabel Quiroz, il est « indispensable d’impliquer les enfants dans le développement des activités agricoles et agro-écologiques afin de reprendre les rênes de l’entreprise à l’âge adulte et d’éviter l’exode rural, déjà important au Pérou ».

La vision de Janet Juliana Muñoz Contreras porte plus sur le profit et la rentabilité. Elle souhaite en effet augmenter ses revenus et diminuer sa charge de travail, Rosa Gonzales Orihuela partage cet avis.

Des objectifs sur le long terme 

Maria espère que les projets entrepreneuriaux, et notamment le sien, une entreprise de transformation de lait en fromage et en yaourt, permettra le repeuplement des zones rurales comme celle de Marachanca grâce à l’investissement, dans l’électricité par exemple, afin d’attirer les jeunes et offrir une meilleure qualité de vie.

Janet, qui préside le groupe de micro-crédit, souhaite développer son activité d’agricultrice pour qu’elle soit plus rentable dans le but de subvenir aux besoins éducatifs de ses enfants et du foyer familial. Quant à Rosa, l’objectif est pour elle de développer des activités innovantes telles que l’irrigation goutte à goutte, la plantation de pin pour produire des champignons ou encore l’agro-écologie.

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